Edito 19 septembre 2021

18 Sep 2021 | Edito

Marie-Anne Gancel, Assistante pastorale

Les textes de ce dimanche nous présentent deux façons de vivre qui s’opposent : d’un côté, le pouvoir avec « la jalousie et la rivalité qui mènent au désordre » (2e lecture). De l’autre, à l’invitation de Jésus, cesser d’être le premier en étant « le dernier de tous et le serviteur de tous. » L’Évangile nous montre que les disciples ne sont pas en dehors de ces préoccupations eux qui « avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. » Silence honteux de ces hommes, alors même que Jésus vient de leur annoncer pour la 2ème fois sa passion prochaine !

Notre Église, notre paroisse elle-même, n’est pas exempte de cette « envie mondaine d’avoir le pouvoir » selon l’expression du Pape François. Entendre que nous devons renoncer à un certain rang et autorité sur les autres n’est déjà pas chose facile ! Mais comprendre que c’est pour choisir la place de serviteur, voilà qui demande une vraie conversion !

Au Congrès Eucharistique qui s’est achevé à Budapest dimanche dernier, le Pape François a indiqué que « le cheminement chrétien n’est pas une poursuite du succès, mais il commence par un certain recul, par un décentrement libérateur, par le fait de se retirer du centre de la vie», en vue de passer «de l’admiration stérile du Christ à l’imitation concrète du Christ».

Tournons-nous vers Jésus lui-même : comme un de ses disciples, asseyons-nous à ses côtés et laissons-nous enseigner par le Maître. Dans son intimité, laissons-le transformer nos pensées et notre cœur pour l’accueillir lui, le Crucifié qui donne sa vie pour sauver la nôtre.