Fête de la Pentecôte : du « confinement au déconfinement »

par Joseph LE GALL, eudiste

Le passage du confinement au déconfinement les apôtres ont eu à le vivre, à leur manière, dès le soir de Pâques et 50 jours après, le jour de la Pentecôte.

« Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des juifs » (évangile de ce dimanche)

« Au terme des 50 jours après Pâques, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie toute entière. » (1ère lecture)

Les apôtres se trouvent donc « confinés » dans un même lieu, et le soir de Pâques, et le jour de la Pentecôte.

Mais dès son apparition soudaine au milieu d’eux au soir de Pâques, Jésus ressuscité leur annonce comme par avance leur « déconfinement » : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ». 

Et le jour de la Pentecôte c’est le souffle violent et le feu du Saint Esprit qui les font sortir hors de la maison où ils étaient réunis : « Tous, dit le texte des Actes, furent remplis de l’Esprit Saint… et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. » Et leurs auditeurs étaient « dans la stupeur et l’émerveillement », en les entendant « parler dans leurs langues des merveilles de Dieu ».

Tout en respectant scrupuleusement les sévères consignes de notre « déconfinement », laissons-nous cependant atteindre par le souffle et le feu de l’Esprit Saint pour pouvoir annoncer, à notre tour, en paroles et en actes, dans toute la mesure possible, « la joie de l’Évangile », la joie de la bonne nouvelle du Christ ressuscité.  

Joseph LE GALL, eudiste