Ces derniers mois nous allons de surprises en surprises et de peines en joies. A l’invitation de notre évêque, nous aurons appris à « consentir et à espérer ». « Consentir » pour ne pas nous laisser dominer par les évènements mais les investir pour faire advenir le règne de Dieu. « Espérer » parce que la Parole de Dieu nourrie en nous cette certitude que Jésus est avec nous chaque instant et que c’est dans le cœur du Père qu’il a établit notre demeure. 

Hier soir encore nous étions dans l’attente des décisions du gouvernement et réunis pour préparer les célébrations de la Pentecôte ; au petit matin le décret est promulgué nous autorisant à nous réunir à nouveau. L’urgence était alors non plus de fermer nos églises, mais de les ouvrir. Nous avons été frappés par l’enthousiasme, la disponibilité de tous ceux qui se sont mobilisés dans nos trois églises pour nettoyer, flécher, placer, organiser, et diffuser afin que nous puissions enfin nous rassembler pour célébrer le sacrement de notre salut, de notre joie et de notre unité. 

Et dans ce 7ème dimanche de Pâques, levant les yeux au ciel, Jésus s’exclame : « L’heure est venue ! Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie ». Depuis le jeudi de l’Ascension nous sommes entrés au cénacle non par peur, ni pour nous enfermer, mais bien pour y demeurer en prière avec la Vierge Marie dans l’attente de l’Esprit Saint que le Père a promis de nous envoyer. Dieu n’est pas au bout de ses surprises ! Déjà nous rendons grâce à Dieu pour tous les gestes de solidarité, d’entraide, parce que nos communautés n’ont rien lâché pendant ces deux mois. Tant de personnes disent avoir trouvé un accueil et un soutien, en particulier les familles en deuil. Si nous étions confinés, la vie fraternelle n’a pas cessé de porter des fruits. Le Seigneur fait toute chose nouvelle, s’il nous laisse dans le monde c’est afin que Lui le Seigneur soit glorifié en nous ! Soyez tous bénis et que notre joie soit parfaite  !

Père Gilles