La fleur à nulle autre pareille

par Marcel Bardon, diacre

Petite histoire : Dans un pays lointain, il y avait un Prince qui désirait se marier. Il convoqua toutes les jeunes servantes de son palais et la plus jeune était secrètement amoureuse de son Prince. Il leur dit : « Je désirerais épouser l’une d’entre vous et avant cela je vais donner à chacune une graine que vous mettrez dans un pot avec de la terre. Dans 3 mois je reviendrai et je choisirai celle qui, de sa graine, aura développé la plus belle fleur. »

La jeune servante amoureuse mit sa graine dans un pot tout neuf avec de la bonne terre et en prit grand soin. Mais au bout des 3 mois, malgré tous ses efforts, rien n’avait fleuri de la graine ! Désolée par cette déconvenue, elle vint au rendez-vous du Prince qui s’arrêta avec admiration devant chacune des fleurs magnifiques des servantes et resta tout silencieux devant le pot vide de la plus jeune. Puis, rentrant dans la salle où se réunissent les Sages, il déclara à ceux-là avec un sourire : « Je vais choisir pour épouse celle dont il n’y avait pas de fleur dans le pot ! Car à chacune, j’avais donné une graine stérile et la plus jeune, dans son innocence, n’a pas triché avec moi. »

Proclamation : « Gabriel avait choisi soigneusement les termes de son Annonce à la Servante du Seigneur. Il n’a pas dit de façon banale : « Celui qui va naître en toi » pour ne pas faire croire que ce serait un corps extérieur introduit du dehors ; il a dit Celui qui va naître de toi, pour inviter à croire que celui qui allait naître sortirait d’elle. »  (St Athanase, père de l’Église)

Harmonique : « Bienheureuses par toi toutes les femmes ! Déjà Ève est guérie et Marie est vénérée. Marie ! mère et servante, nuée, chambre nuptiale et arche du Seigneur, qui a porté non plus la Loi, mais l’auteur de la Loi. Toi seule, tu as arrêté les larmes d’Eve et guéri son chagrin. Toi seule as porté le salut du monde et la perle précieuse. Toi seule as mis au monde l’Emmanuel. Dieu avec nous… » (St Proclus de Constantinople)

Hymne :          « Réjouis-toi, Mère de l’Agneau Pasteur »

                        « Réjouis-toi, Bergerie de l’Unique Troupeau »

                        « Réjouis-toi, mystère de la Sagesse divine »

                        « Réjouis-toi, Mère de la Lumière sans déclin »

                                                                       (Hymne Acathiste)

                                                                       Marcel Bardon, diacre