La foi en la résurrection : un fruit de l’Alliance

par Joseph Le Gall, eudiste

La fête de la Toussaint et la journée de prière pour nos frères et sœurs défunts viennent, au tout début de ce mois de novembre, de nous remettre devant l’une des questions les plus cruciales que nous puissions nous poser : la vie après la mort existe-t-elle vraiment ? 

La réponse de Jésus dans l’Evangile de ce dimanche est catégorique et elle parle de résurrection : « Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : <le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob>. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »

L’argument opposé par Jésus aux Sadducéens qui ne croient pas du tout à la résurrection peut se résumer ainsi : en se manifestant à Moïse comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Seigneur se présente comme le Dieu qui a librement choisi de faire Alliance avec les patriarches et tous leurs descendants en promettant d’y être fidèle jusqu’au bout, quoiqu’il arrive.

En ajoutant « qu’Il est le Dieu, non pas des morts, mais des vivants », Jésus précise que même la plus grande des épreuves, celle de la mort, ne saurait entamer cette fidélité de Dieu à son Alliance, une Alliance qui trouvera justement son parfait accomplissement dans la venue, la vie, la mort et la résurrection du Christ Jésus.

La source de la foi en notre propre résurrection personnelle se trouve en cette fidélité absolue de Dieu. Et nous pouvons alors partager la ferme confiance de saint Paul : « Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort, ni la vie… rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus, notre Seigneur ! » (Rm 8/38-39) 

Joseph Le Gall, eudiste