Édito

par le Père Gilles

 

Au travers des évènements qui marquent le monde et l’Eglise de notre temps, le Seigneur nous invite à être toujours de plus en plus attentifs à ses enseignements, sans devenir scrupuleux, mais libres au contraire. Libres pour penser autrement, libres pour penser et agir en Lui. Nous conviendrons que cela est vrai à toutes les périodes de l’histoire, mais je ne peux pas changer le passé ; quant à l’avenir, lui, appartient à Dieu et relève de l’espérance. La grâce agit seulement dans le présent, dans ma vie réelle et non dans celle dont je rêve. La Parole de Dieu, si je l’accueille vraiment pour ce qu’Elle est, et comme je suis, me conduit toujours à la conversion, c’est à dire à penser autrement, à penser comme Lui. Que me dit-elle aujourd’hui ? Que veut elle éclairer en moi et dans ma communauté ? 

Dans l’Evangile, Dieu nous invite à la patience : avant de nous émerveiller de telle ou telle personnalité, prenons le temps de l’écouter, et de voir aussi si ses paroles sont l’expression de son être. Le cœur humain recèle des trésors de lumière, mais aussi parfois de bien mauvaises choses. Il faut du temps pour goûter les fruits d’un arbre, pour éprouver la vérité d’une personne…

Quand on met une poussière sur la lentille du microscope il n’est plus possible de voir à travers. Chose curieuse, il semble que Jésus dise l’inverse dans la petite parabole de ce dimanche : plus la poutre qui est dans mon œil est grosse plus je me sens habilité à voir la paille qui est dans l’œil de mon voisin… et à le juger. La miséricorde de Dieu voudrait tant m’aider à enlever la poutre qui est dans mon œil, afin que mon regard devienne clair… ces deux petites paraboles de l’Evangile nous permettent de devenir une source d’où déborde ce qui est bon dans notre cœur !

 

Père Gilles