« JE VAIS LUI FAIRE UNE AIDE

QUI LUI CORRESPONDRA »

par le Père Laurent de Villeroché, eudiste

En ce dimanche, la liturgie met en valeur la fidélité des couples et le témoignage qu’ils peuvent donner (Évangile). Mais plus largement, elle invite à voir notre vie les uns avec les autres comme un don que Dieu a voulu nous faire pour notre bonheur.

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Cette parole de la Genèse (1ère lecture) est formidablement actuelle. Chacun a déjà expérimenté le poids de la solitude. Chacun sait le risque d’une société où trop de gens ne penseraient plus qu’à eux. Et une paroisse ne donne envie que si chacun veille à résister à la tentation de rester dans son coin…

On sait la suite : « Je vais lui faire une aide qui lui correspondra », dit Dieu dans la Genèse, et l’homme découvre sa femme. Ce n’est bien sûr qu’un aspect de la vie du couple, mais une telle phrase nous invite à nous redire une évidence que les couples nous rappellent : sans l’aide des autres, notre bonheur ne pourra être complet.

En venant en personne nous aider, Jésus a transformé ce besoin d’aide réciproque – celle que nous osons demander et celle que nous proposons ; en couple, en Église ou partout ailleurs – en chemin pour recevoir les autres comme des frères et des sœurs (2ème lecture).

Au moment où commence le Synode sur les Jeunes, la foi et le discernement des différentes vocations, demandons à Dieu de renforcer notre témoignage en prenant davantage soin des uns et des autres.

Père Laurent de Villeroché, eudiste